Histoire et origine de la bombe H

Dès 1940, Edward Teller entrevoit la possibilité d'utiliser l'énorme puissance thermique produite par l'explosion d'une bombe à fission pour déclencher le processus de fusion nucléaire. En 1941, Teller rejoint le projet Manhattan, qui a pour objectif de développer la bombe à fission.

Trinity était le nom de code du premier essai atomique de l'histoire, la bombe liée à ce programme fût nomée "Gadget". cette explosion a eu lieu le 16 juillet 1945 à Alamogordo au Nouveau-Mexique dans le désert Jornada del Muerto. Suite à cette explosion, le directeur de Los Alamos, Robert Oppenheimer, dira une citation d'un texte sacré hindou, la Bhagavad-Gîtâ, qui lui vint à l'esprit : « Now, I am become Death, the destroyer of worlds » (qui se traduit par « Maintenant, je suis devenu la mort, le destructeur des mondes ») . Le directeur du test, Kenneth Bainbridge, est moins poétique en déclarant que « à partir de maintenant, nous sommes tous des fils de putes » .

 

En 1949, après que les Soviétiques ont fait exploser leur propre bombe à fission le 29 août, les analyses des services de renseignements américains démontrent que c'est une bombe utilisant le plutonium. Le monopole des États-Unis n'existe alors plus et la nouvelle cause un choc psychologique considérable. En effet, les Américains estimaient pouvoir conserver le monopole de l'arme nucléaire pendant une dizaine d'années. Ils s'engagent alors dans une nouvelle épopée, celle de la recherche d'une bombe encore plus puissante que la bombe à fission : la bombe à fusion.

 

 

Le président des États-Unis Harry Truman demande ainsi le développement d'une bombe fonctionnant grâce à la fusion des noyaux. Oppenheimer est contre cette décision, considérant qu'elle n'est qu'un autre instrument de génocide.

Ulam suggère alors une méthode qui sera retenue. En plaçant une bombe à fission à une extrémité et le matériel thermonucléaire à l'autre extrémité d'une enceinte, il est possible de diriger les ondes de choc produites par la bombe à fission. Ces ondes compressent et « allument » le combustible thermonucléaire.

Au début, Teller refuse l'idée puis en comprend tout le mérite, mais suggère l'utilisation des radiations plutôt que des ondes de choc pour comprimer le matériel thermonucléaire. La première bombe H explose le 1er novembre 1952 et malgré le désaccord d'une majeure partie de la communauté scientifique.

 

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